Libérez-vous de vos chaines ! ou pourquoi en entreprise, l’efficacité prime sur la perfection

A chaque plan de développement des compétences, la question se pose : jusqu’à quel point faut-il accompagner les collaborateurs dans leurs formations en langues ?
Si la quête de l’excellence est louable, l’obsession de la perfection linguistique devient souvent un frein à la productivité et, paradoxalement, à l’échange.
Le coût caché du "Perfect English"
Nous avons tous croisé ce collaborateur brillant qui, lors d’une réunion internationale, reste silencieux de peur de mal conjuguer un verbe irrégulier ou d’arborer un accent trop marqué. C’est ce qu’on appelle l’inhibition linguistique. Pour l’entreprise, le coût est réel : des idées innovantes qui ne sont jamais partagées et une prise de décision ralentie par une recherche constante du mot « juste ». (voir aussi notre article: surmonter sa peur des réunion en anglais « )
Vouloir atteindre un niveau C2 (maîtrise totale) pour l’ensemble de ses équipes est un investissement au rendement décroissant. En réalité, dans le secteur privé, la langue est un outil de travail, pas une fin en soi. Un ingénieur qui parvient à expliquer un processus complexe avec un vocabulaire simple mais précis est bien plus précieux qu’un expert en littérature incapable de vulgariser ses concepts.
La communication efficace : le paradigme du "Globish"
La communication efficace repose sur la transmission claire d’un message. Face à la mondialisation des entreprises, la majorité des échanges en anglais se font entre non-natifs. Dans ce cadre, la « perfection » académique peut même devenir un obstacle : un vocabulaire trop soutenu ou des expressions idiomatiques locales peuvent perdre l’interlocuteur (qui n’a pas été perdu face à un Britannique ou un Américain aux tournures trop recherchées ou compliquées pour un non-natif ?).
Adopter une approche pragmatique, c’est accepter que l’erreur fasse partie du processus, tant qu’elle ne crée pas de contresens majeur. C’est ce que les linguistes appellent la compétence de communication : savoir reformuler, poser des questions de clarification et utiliser des supports visuels pour appuyer son propos. C’est là que réside la véritable fluidité opérationnelle.
Vers une stratégie de formation adaptée
Il faut être réaliste dans les objectifs à atteindre. Si je suis d’un niveau débutant, mon but sera que mes interlocuteurs puissent comprendre le sens de mon message, même si je dois faire en prime des gestes ou des dessins (ou les deux !)
Pour un niveau déjà intermédiaire ou pré-avancé, je vais pouvoir me focaliser sur le juste mot, la juste conjugaison, l’expression idiomatique qui nuanceront davantage mon discours.
Et pour un niveau avancé, on pourra affiner, viser le détail, l’humour, les présentations en public, l’amélioration de l’accent ou de l’intonation.
Bref, à chaque niveau ses objectifs (et spoiler : ils sont même parfois amenés à évoluer en cours de formation !)
Faire le bon choix
Pour les responsables RH, l’enjeu est de sélectionner l’organisme qui saura proposer une formation véritablement adaptée au niveau, aux besoins, à la situation du moment.
Au lieu de viser l’érudition, nos formations chez Linguapolis privilégieront la mise en situation. Une formation réussie n’est pas celle qui permet juste de réussir un test de grammaire, mais celle qui donne au salarié confiance en lui et l’audace de prendre la parole en public ou de négocier un contrat, même avec quelques fautes de syntaxe.
Entre un silence parfait et une discussion imparfaite mais fructueuse, le choix du business est déjà fait. Qu’en pensez-vous ?

